J’ai testé pour vous… Autour de ma pierre, il ne fera pas nuit !

Nous sommes allées entre copines au théâtre Ciné XIII voir « Autour de ma pierre, il ne fera pas nuit ». Nous avons choisi cette pièce un peu par hasard « pour la musique d’Elvis ». Ce théâtre est toujours une bonne surprise, j’y suis déjà allée voir l’excellente pièce « Mises en capsules« , la pièce où mon mec bavait sur la jolie Alice David 😉
Le théâtre Ciné 13, petite entrée, on descend des escaliers avant d’arriver dans la salle : canapés et fauteuils dans les premiers rangs, bien entendu, nous arrivons dans les dernières et ceux-ci sont déjà accaparés. Les lumières s’éteignent, un guitariste gratte quelques notes, Dan entre en scène, un vrai rocker. Il annonce la couleur : théâtre contemporain, j’ai peur…et j’ai tort 🙂
Deux frères ouvrent des tombes la nuit, ils s’appellent « Les chercheurs d’or », parce que la nuit tombée, ils dépouillent les morts…pour avoir un petit pécule pour un jour, partir ensemble vivre en suisse, dans un chalet. Une pièce drôle, et dure, qui traite de sujets de sociétés : l’imperfection humaine, l’amour, l’amour fraternel, le chagrin, la course au bonheur, la solitude…Quelque soit votre état d’esprit, quelque chose fera un écho : une scène, une parole, un geste…chacun s’y retrouve.
La troupe est attachante, le père est touchant, juste est attendrissant, maladroit et drôle…Il est souvent difficile de vivre avec nos morts mais il semblerait que ça le soit également avec nos vivants et c’est plutôt rassurant.
Une pièce pertinente, toute en poésie, rythmée par Elvis. On adore 🙂

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autourdemapierre

S’informer pour mieux décider – Etape 2 #vismaviedevegetarienne

L’éveil a ainsi commencé grâce à l’aide d’une amie végétarienne, qui aujourd’hui tend vers le véganisme…Step by step, ouh baby ! Manger éthique s’apprend…et se comprend.
Tout comme l’enfant qui commence par manger liquide, avant de passer aux purées, plus solides, puis on lui fait des découvrir de nouveaux aliments, de nouveaux goûts…Et un jour, une fois adulte (sic), on découvre le « manger éthique » et on réalise, lors d’une discussion, puis de conférences, de lectures d’articles,… que ce n’est pas du tout ce qu’on fait depuis des années !
– Quoiiiii le poulet de mon long chicken il a vécu moins de 50 jours sans jamais voir la lumière du jour ? -Tristesse – Enfermé avec des milliers d’autres poulets dont certains sont morts étouffés sous leur propre poids suite à des gavages ? Mon long chicken c’est un poulet de chair ? Ah ! Enfin une bonne nouvelle ! Le blanc, c’est ce que je préfère 🙂 Comment ça le poulet de chair c’est un poulet génétiquement modifié ? Ah non ! Je lutte contre Monsanto moi ! Tous les aliments avec des OGM EXIT !
Inutile de préciser que j’ai été très choquée. Dire que je croyais naïvement que mon poulet était élevé par de vrais cow-boy en plein-air, quelque part…en Arizona, j’aime bien l’idée, et que pendant ses 10 ans de vie, il picorait, courait, piaulait,…et s’attrapait des petites poulettes de temps en temps mais surtout transmettait la bonne parole à ses petits poulets « N’aie pas peur de la mort petit poulet, un jour viendra où tu auras la chance de nourrir des êtres humains. Tu verras, les femmes t’apprécieront beaucoup pour tes protéines, tes vitamines et ton peu de calories ! Ahah tu verras ! Certains te briseront même le furcula en pensant que leur souhait va s’exaucer ! »
J’ai logiquement arrêté de manger du poulet dont je ne pouvais connaître la provenance (adieu fast-food, boulangerie, restaurants, …) mais pas question d’arrêter définitivement ! Il a fallu apprendre à lire et comprendre les étiquettes pour choisir un bon poulet : bio, pour éviter les OGM, Label rouge ou AOC pour s’assurer qu’il ait vécu au moins 80 jours en plein air et sans antibiotiques ! Après (une courte) réflexion, 80 jours de vie, c’est trop peu. Je ne peux pas cautionner ça. Adieu poulet.

Suite à cet épisode et avant de me lancer dans une révolution alimentaire, j’ai assisté à une conférence Utopia, avec des intervenants de l’association L214, sur la thématique « Réinventer l’humanisme à la lumière de l’éthique animale ? » ça claque non ? 😉 Ca sentait la branlette intellectuelle à plein nez…mais finalement, cette conférence a été l’occasion de prendre conscience qu’au fil du temps, les barbaries humaines avaient diminué grâce à l’intelligence et aux prises de consciences,…fini l’esclavage, les chasses aux roux, aux albinos, aux homosexuels (pas encore partout malheureusement :/ ),…par contre la barbarie sur les animaux n’a fait que croître pour répondre aux demandes croissantes du marché. Ainsi, l’élevage fermier a vu naître l’élevage intensif, les combats de gladiateurs (hihi) ont laissé la place aux corridas,… Quelles étranges pratiques !
Le mouvement spéciste s’affirmait « Mon espèce, celle des humains, vaut mieux que celle des animaux et donne légitimité à mes actes » Violent non ? Une théorie difficile à concevoir pour Noé, qui, dans son arche avait pourtant un mâle et une femelle de chaque espèce, homme et femme compris 😉
Face à eux, se dressent les anti-spécistes. Ils luttent :
– Contre des certitudes rabaissant les animaux et justifiant le specisme… »mémoire de poisson rouge, cervelle d’oiseau,…Non, les animaux ont une sentience et sont doués d’intelligence »,
– Dans des actions immédiates permettant d’éviter la souffrance infligée aux animaux : boire du lait de vache et ainsi lutter contre une séparation trop rapide du veau et de sa mère,…


(Spéciale dédicace à ma copine vegane qui défend ses convictions en prêchant l’amour et la bonne action)

Difficile d’imaginer arrêter de manger de la viande alors qu’on l’a toujours fait…De même qu’il est difficile d’arrêter de fumer alors qu’on fume depuis des années…mais pas impossible 😉 Des alternatives existent. J’essaye ! Je vais manger de la pelouse et des graines : yihaaaa ! 🙂
– A suivre –

Comment le végétarisme est venu à moi…ou comment ma vie a basculé ! – Etape 1

Certains basculent dans la drogue, d’autres dans l’alcool…moi, j’ai basculé vers le végétarisme. Certains le choisissent pour leur santé, leur bien-être…ou plus noblement, pour des raisons d’éthiques…et moi, c’était par curiosité. Comme quoi, la curiosité est vraiment un vilain défaut…avec des conséquences…irréversibles, j’en ai bien peur !
Tout a commencé quand j’ai découvert les premières images des dégâts causés par Monsanto et ses exploitations, là – comme je suis une femme d’action et de paroles – j’ai dit « Monsanto, c’est terminé ! »…Après, j’ai regardé quelles marques étaient concernées et à cet instant précis, je me suis demandé pourquoi je n’écoutais jamais ma grand-mère quand elle me disait « Ma chérie, tourne 7 fois ta langue dans ta bouche avant de parler et si tu as encore envie de le dire, dis le »…Il était trop tard. Je l’avais dit. Je devais m’y tenir.
J’ai commencé à regretter en consultant la liste :
Pringles…Oh nannnn ! J’adore le goût à plein tubes, surtout celui aux oignons et à la crème !
Lay’s…les seuls chips sans gluten ! (Et oui, j’ai des convictions et des amis « intolérants » au gluten, ce qui ne facilite guère les apéros…parce que le gluten c’est un peu comme Monsanto, c’est partout !)
Coca, Fanta, Schweppes,…m’en tape, je n’aime que l’Orangina…Minute Maid, Tropicana…Snif !
Les petits lus et les Oreo…Pourquoi seigneur ?!
Les protections intimes de la marque Always…Tranquille, j’ai ma cup !
– Les soupes Royco et liebig…et voilà, j’ai tout gagné ! Il va falloir faire le marché le dimanche pour préparer ses soupes soi-même ! Et oui, avoir des convictions n’est pas toujours conciliable avec les sorties le samedi soir ou les grasses matinées…D’ailleurs, est-ce que lutter contre les produits Monsanto ne serait pas inconsciemment une très bonne préparation à la condition de mère ? Humm, ça signifierait donc que finalement, les écolos activistes seraient mandatés par le gouvernement français pour engendrer une hausse de la natalité ?
Je m’égare, pardon.
(Pour les curieux, les marques ici)
Ainsi a donc commencé ma lutte personnelle, à la maison, contre Monsanto. Comme dans toute lutte, il est toujours difficile de dire « Non, là pour moi ça suffit, je n’en ferais pas plus »…et bien non, c’est un engrenage ! Vous parlez de votre combat (très pacifiste) contre Monsanto et on commence à vous parler des animaux et de la maltraitance dont ils sont victimes.
Non, pitié ne me dites rien là-dessus ! J’adore la viande ! J’adore le carpaccio, j’adore le steak tartare,…oh et le poulet rôti…le rôti de boeuf…le boeuf bourguignon…S’il vous plait, laissez-moi dans l’ignorance. Je veux rester Eve dans le jardin moderne et pollué d’Eden. Je veux juste manger tranquillement, me faire plaisir, continuer à changer d’avis 15 fois au vu du large choix sur la carte au restaurant, passer chercher un McDo ou un Quick en rentrant du boulot. Mais non ! Le végétarien, plus végétalien d’ailleurs, ancien omnivore parfois, veut prêcher la bonne parole ! C’est SON devoir, sa lutte, sa raison d’être…Il faut que le monde sache et ouvre les yeux ! Comme disait Marylin Ferguson, que personne ne connaît à part les gens qui ont lu son best-seller « Les enfants du verseau » – non ce n’est pas un livre sur l’astrologie mais sur la possibilité d’un monde meilleur grâce à des prises de conscience…Humaniste et végétalienne sûrement ! Et bien, Marylin disait « Savoir est porteur de responsabilités » … Marylin a raison et moi je veux juste que mon estomac et ma bonne conscience continuent de vivre en douce harmonie ! Laissez-moi ça, je lutte déjà contre Monsanto !
Mais il était déjà trop tard…Le végétarien m’avait fait croquer dans la pomme ! Le voyage initiatique venait de commencer. Un nouveau monde s’ouvrait à moi, pas meilleur, dans l’immédiat, plus compliqué c’est certain, mais peut-être déjà meilleur pour les autres.

– A suivre –