J’ai testé pour vous … « Les invisibles » de Sébastien Lifshitz

« Les invisibles« …Sûrement encore un film d’animation tout droit sorti des studios Pixar ! Après « Les indestructibles », « les invincibles » …lapsus ? Alors non, mais pas loin… Ces hommes et ces femmes ont bien quelque chose d’indestructibles ou d’invincibles après avoir été invisibles.
Ce film réalisé par Sébastien Lifshitz, est un documentaire laissant libre parole à des personnes âgées de l’entre-guerre qui ont choisi de vivre, plus ou moins librement et au grand jour leur homosexualité alors qu’à cette époque c’était tabou et où l’homosexualité était considérée comme une maladie mentale…et ce jusqu’en 1981…affolant non ? Ces hommes et ces femmes mériteraient donc cette appellation « d’indestructibles » car ils se sont battus pour leur reconnaissance, leur liberté et ont contribué finalement à ce que le mariage gay puisse exister aujourd’hui.

Un film rythmé grâce aux courtes interviews qui s’entremêlent.
Un film intime et touchant car ces personnes âgées se racontent, avec ou sans pudeur, mais toujours avec nostalgie sur cette période où ils ont découverts leur sexualité et où ils ont tant aimé (non, je ne cite pas la chanson d’Art Mengo ;-).
Un film plein d’espoir car l’amour peut frapper à tout âge, même quand on ne l’attend plus comme en témoigne Thérèse, qui vit un amour passionnel à 77 ans 🙂
Un film historique pour ne pas oublier qu’il a fallu se battre pour en arriver là : l’acceptation de l’homosexualité et le droit à l’avortement.
A mon avis, un film à visionner sans hésiter !

J’ai entendu parler de ce film car je suis Montreuilloise depuis bientôt deux ans.
Quid du rapport ?
Thérèse Clerc, militante féministe ayant pratiqué des avortements clandestins dans les années 70, interviewée dans le film « Les invisibles » s’est éteinte cette année à l’âge de 88 ans, après avoir crée « la maison des babayagas » à Montreuil, maison auto-gérée et solidaire pour femmes âgées.

Vivre plus longtemps peut être une chance, à condition de se sentir acteur de ses choix de vie et citoyen dans la société.” dixit Thérèse Clerc.

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J’ai testé pour vous « Comment c’est loin »…

…Sérieusement? Comment c’est bien ! Je crois que si je devais choisir mon film de l’année, ce serait celui-là ! Pourtant, il n’y a pas d’effets spéciaux, sûrement peu de budget, une histoire toute bête, pas d’intrigue particulière, pas de casting spectaculaire…Non, aucune raison pour que ce soit un succès et pourtant !

Orelsan et Gringe, le duo de loosers vautrés dans leur canapé dans « Bloqués« , les rappeurs des « Casseurs Flowteurs » (On sest sensible au jeu de mot présent dans le nom du groupe 😉 nous livrent ici un film drôle, intelligent, juste, assaisoné de punchlines éparpillées ici et là qui rythment le film, qui lançent des vérités qui nous rappellent combien la vie est courte et que tout se joue, ici et maintenant … »Et c’est la première mesure de ma vie d’après…« .
On pourrait y voir ici une comédie musicale des temps modernes avec l’intégration des différentes chansons de l’album, non pas en fond musical comme les BO habituelles mais comme un élément faisant partie intégrante de l’histoire puisque celle-ci construit l’intrigue du film !
Un film qui fait écho, parce que nous avons tous été un jour (et peut-être sommes nous encore de temps en temps) un de ces deux branleurs à tout remettre à demain « L’avenir appartient à ceux qui se lèvent à l’heure où je me couche« , à attendre que tout arrive sans efforts,…inachevé, lachêté, abandonné, gâché,…
Un film français qui nous met un grand coup de pied au cul et pleins d’étoiles dans les yeux et put**** ça fait du bien pour finir 2015 !

Un dernier conseil, commencez par aller voir le film, avant de vous ruer sur la BO génialissime des « Casseurs Flowters » !

J’ai testé pour vous « My Life’s a cage » !

Végétarienne depuis plusieurs mois et convaincue par le bien fondé de ma démarche alimentaire pour mon corps, pour les animaux et pour la planète, je me tiens informée des différentes initiatives existantes pour « expliquer » et « promouvoir » cette démarche auprès du plus grand nombre. Début septembre, j’ai assisté à la première projection française du court-métrage « My life’s a cage« , un court-métrage dénonçant la cruauté de l’abattage industriel et de la vivisection sans montrer d’images gores ! Wahou ! L’exploit !
Projet porté par le groupe belge pop-rock « The aiM ». Quoiii ? Un projet porté par un groupe de rock ? L’angle d’attaque ne peut être qu’original…et moderne, c’est très prometteur !

Je laisse donc Guillaume Corpard, le chanteur du groupe et porteur du projet vous le présenter :

J’adore ! J’achète ! ça va envoyer du lourd !

Me voilà donc avec mes petites camarades, respectivement flexitarienne et vegan, assise dans la salle du théâtre Adyar, toute excitée à l’idée de découvrir en avant-première ce court-métrage, et déjà prête et enthousiaste à l’idée de partager ce nouveau regard auprès des quelques milliards d’irréductibles mangeurs de viande 😉
Après 20 minutes de remerciements et de félicitations, les lumières s’éteignent : « Ahhhhhh!!!!! »
Et là, toutes les personnes qui ont soutenues le projet (Frédéric Lenoir,Aymeric Caron, Mathieu Ricard – accessoirement « moine boudhiste » photographe écrivain…j’adore cette pluridisciplinarité ou cette indécision, tout est une question de point de vue ;-), l’Association L214, l’Association des Végétariens de France, Christine Michaud (mon coup de <3),… prennent la parole pour féliciter cette initiative et encourager ce type de démarche…Bien, bien,… Quel sens du teasing ! Décidément, j’ai hâte !

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Scène d’ouverture
Grande maison, piscine, Camille Lacourt en peignoir, puis en maillot de bain (grrrrrr), il plonge…et là, freestyle ! Sur les 15 minutes de court-métrage, seule la partie animée qui correspond au clip de la chanson « My Life’s a cage » m’a touchée ! Le graphisme est très moderne, les couleurs donnent une ambiance, la musique et les paroles sont engagées…voilà un clip moderne et efficace ! J’ai adoré !
Par contre, les quelques minutes de court-métrage avant et après qui se veulent esthético-poético-dénonciatrices m’ont laissé perplexe…Quels messages souhaite-t-on faire passer ? Les végétariens passent déjà pour des illuminés, des hippies un peu fous,…parfois mêmes des énergumènes qui souhaitent juste se démarquer…et malheureusement ce court-métrage censé sensibiliser à la cause animale et donc adhérer au végétarisme ou au moins à une meilleure manière de consommer laisse perplexe et donne juste envie de supprimer les moyens de créations artistiques aux végétariens :/
Voyons les points positifs !
Très bonne idée, de choisir un (bel) athlète reconnu pour soutenir ce projet et « l’incarner », seulement, Camille Lacourt qui est un nageur professionnel, représente un poisson qui se noie (déduction liée à son regard vide et son corps flottant filmés) lors d’une session de pêche… N’est ce pas une aberration que de choisir un nageur professionnel pour représenter un poisson qui se noie ?
Plus tard, des gens, supposés omnivores, mangent ou plutôt se gavent de nourritures, boivent, font la fête… Ca ne peut que nous évoquer les banquets gargantuesques se terminant en beuverie et en partouses … Quelle image est donnée des omnivores ? Est ce en attaquant par ce biais que nous pouvons les sensibiliser ? Jusqu’à preuve du contraire, les repas végétariens aussi peuvent être festifs, arrosés…et sans enfants qui pleurent sous les tables parce qu’ils savent que le poisson sur la table du banquet est Camille Lacourt et que nos chances de gagner une nouvelle médaille aux JO est quasi nulle 😉
Contrairement à la presse, je suis passée à côté du court-métrage, moi, ex-omnivore,…Qu’en pensent donc les autres omnivores qui ont pu le voir ? A-t-il fait écho ? A-t-il changé leur point de vue ? Mangent-ils moins de viandes ? Ou alors…Est ce que les seules personnes exposées sont encore, et comme le soir de la projection, des personnes déja convaincues par le bien fondé de cette démarche ? Convaincues mais pas militantes comme peut l’être Frédéric Lenoir qui soutient le projet sans pour autant être végétarien…Etait il bon de le préciser devant le public ce soir là ? Je vous laisse seuls juges !
Je ne vanterais pas les qualités de ce court-métrage par contre, je salue la démarche et la mobilisation du groupe The aiM, de ces personnalités publiques, de ces kisskissbankers, et je vous invite tous chaudement (c’est presque l’hiver) à visionner le très bon travail d’animation (réalisé par le talentueux Nicolas Debruyn) effectué sur le clip « My Life’s a cage » !

Voici le trailer de 2014 :

J’ai testé pour vous… Autour de ma pierre, il ne fera pas nuit !

Nous sommes allées entre copines au théâtre Ciné XIII voir « Autour de ma pierre, il ne fera pas nuit ». Nous avons choisi cette pièce un peu par hasard « pour la musique d’Elvis ». Ce théâtre est toujours une bonne surprise, j’y suis déjà allée voir l’excellente pièce « Mises en capsules« , la pièce où mon mec bavait sur la jolie Alice David 😉
Le théâtre Ciné 13, petite entrée, on descend des escaliers avant d’arriver dans la salle : canapés et fauteuils dans les premiers rangs, bien entendu, nous arrivons dans les dernières et ceux-ci sont déjà accaparés. Les lumières s’éteignent, un guitariste gratte quelques notes, Dan entre en scène, un vrai rocker. Il annonce la couleur : théâtre contemporain, j’ai peur…et j’ai tort 🙂
Deux frères ouvrent des tombes la nuit, ils s’appellent « Les chercheurs d’or », parce que la nuit tombée, ils dépouillent les morts…pour avoir un petit pécule pour un jour, partir ensemble vivre en suisse, dans un chalet. Une pièce drôle, et dure, qui traite de sujets de sociétés : l’imperfection humaine, l’amour, l’amour fraternel, le chagrin, la course au bonheur, la solitude…Quelque soit votre état d’esprit, quelque chose fera un écho : une scène, une parole, un geste…chacun s’y retrouve.
La troupe est attachante, le père est touchant, juste est attendrissant, maladroit et drôle…Il est souvent difficile de vivre avec nos morts mais il semblerait que ça le soit également avec nos vivants et c’est plutôt rassurant.
Une pièce pertinente, toute en poésie, rythmée par Elvis. On adore 🙂

Des places à tarifs réduits, c’est ici >>>

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J’ai testé pour vous…Le chat du rabbin !

Le chat du rabbin ? Le chat du rabbin…ça me dit quelque chose…Bien sûr ! La BD de Joann Sfar ! Actuellement une troupe suisse reprend la BD « Le chat du rabbin » au théâtre des mathurins pour 63 représentations exceptionnelles…et je n’aurais qu’un conseil : Ne la manquez pas !
Rares sont les fois où les adaptations cinématographiques ou théâtrales rendent hommages à l’oeuvre initiale : ici c’est le cas ! Cette talentueuse troupe suisse composée de 4 comédiens et 3 musiciens nous emmène à Alger pour nous conter l’histoire de ce fameux chat du rabbin.
Une pièce qui tombe à pic au vu des dernières actualités où les juifs ont encore été pris pour cible. Elle permet d’aborder la religion, les croyances, l’amour, le mensonge, la vertue…sous un oeil nouveau, celui d’un animal, celui d’un chat. Animal égoïste, indépendant, manipulateur et fidèle. Le ton est donné.
Une pièce…ovni dans laquelle on retrouve l’esprit de la BD, la justesse des textes…le tout porté par la musique qui rythme la pièce et facilite l’immersion ! J’ai adoré ! 1h30 d’évasion, de rires et de poésie…merci à cette troupe pour ce joli cadeau 🙂
A voir seul(e), entre amis ou en famille, peu importe, une belle fable à voir ABSOLUMENT !
Les places avec BilletReduc, c’est ici

Le chat du rabbin au théâtre des mathurins

Le chat du rabbin au théâtre des mathurins

J’ai testé pour vous…déshabillez mots 2 !

« Déshabillez mots 2« , voici un titre de spectacle surprenant mais qui annonce immédiatement la couleur. Pièce crée sur le principe d’un strip-tease de mots choisis, c’est à dire en révéler le sens et les aborder sous un jour différent. Jour différent car tour à tour ces deux comédiennes talentueuses deviennent les mots et les ponctuations. Elles nous permettent de réfléchir autrement à la beauté et à la complexité de notre langue…et surtout à l’importance du choix des mots pour exprimer exactement ce que l’on souhaite.
Pièce née du succès de l’émission radio du même nom, menée d’une langue d’orateur fine et intelligente par Flor Lurienne et Eleonore Chaix, sur France Inter.
Une pièce intéressante, surprenante et drôle. Drôle quand elles abordent la ponctuation et plus particulièrement le point virgule. Ponctuation bâtarde née d’un étrange croisement entre la virgule et le point, ponctuation que nous connaissons tous sans pour autant jamais savoir l’utiliser.

Sans l’attaquer de front, elles nous rappellent à quel point l’illettrisme est un handicap. Il empêche de s’exprimer, de converser, de se faire comprendre et il isole. Une piqûre de rappel qui donne envie d’ouvrir son robert ou de parcourir Wikipédia.
Une bien jolie pièce à aller voir les yeux fermés et les oreilles bien ouvertes !
>>> Les billets sont disponibles ici…et la pièce est jouée jusqu’au 4 janvier Merci à billetreduc !
deshabillez mots

J’ai testé pour vous…Les Frangines !

J’ai testé pour vous, un peu par hasard et grâce à BilletReduc, la pièce « Les frangines » au théâtre Trévise.

Amis parisiens, vous avez sûrement vu des affiches dans le métro, pour les autres, la voici :

« Les frangines » est une pièce co-écrite par Samantha Benoît et Juliette Arnaud. Juliette Arnaud ? Juliette Arnaud…Bien sûr que ce nom vous est familier ! Juliette Arnaud nous avait déjà amusés avec « Arrête de pleurer Pénélope« , une comédie sur des amies d’enfance qui se retrouvent lors du décès de la tante de l’une d’elle. Pièce d’abord lancée au théâtre puis adaptée en film suite à son succès.
Accessoirement, Juliette Arnaud est aussi connue pour avoir été la petite amie réveillée violemment par Mickael Youn du temps du Morning Live.

Elle revient donc cette année sur les planches avec « Les frangines ». Comme son nom l’indique, cette pièce traite des relations fraternelles et plus particulièrement de la relation entre deux soeurs aujourd’hui adultes, qui confrontent modes de vie, préjugés et vision de leurs vies.
Adèle, la cadette, est mariée, mère de famille en province et l’autre, Gabrielle, est une femme active célibataire à Paris.
Deux choix de vies très différents alors qu’elles sortent toutes les deux du même utérus. C’est un peu cru mais tellement vrai…Combien de fois n’avons nous pas entendu « Ah oui ? C’est ta soeur (ou ton frêre, ça marche aussi) ? Dingue ! Vous ne vous ressemblez pas du tout ! Vous avez vraiment deux caractères hyper différents« …et pourtant… on vient du même endroit, on a eu la même éducation, on nous a inculqué les mêmes valeurs…mais surtout on nous a donné suffisamment confiance en nous pour oser des choix de vie différents susceptibles de nous rendre juste heureux.

La pièce s’ouvre sur l’arrivée d Adèle en pleine nuit chez sa soeur, pourquoi ? « Gabrielleeeeee ! Je sais que tu es là, ouvre moi….J’entends la musique…Je vois la lumière…Très bien. Si tu n’ouvres pas, je chante à tue-tête sur ton palier »
Le ton est donné. Mensonges, cris, rires, tendresse, non-dit, quiproquo sont au programme avec cette pièce rythmée par deux comédiennes talentueuses et complices. Impossible de rester insensible aux « Les Frangines ». Dès la sortie, qu’une seule envie, retrouver immédiatement ses propres frères et soeurs…Ceux qu’on admire, qu’on jalouse, qu’on épaule, qu’on déteste, qu’on ne comprend pas toujours, qu’on respecte, qu’on engueule…mais surtout qu’on aime tendrement (et avec bienveillance) car ils ont été des guides dans nos premiers pas dans « la société » 🙂 Une belle leçon de vie, à voir sans hésitation…et idéalement en famille !
Merci à mes parents de nous avoir fait tous les 4 et merci à Samantha et Juliette de m’avoir rappelé la chance que j’avais d’être issue d’une famille nombreuse:)

Un avant-goût ? C’est ici